M.ETIENNE, E.GONZALEZ TORO & R.HERVE # Grands airs d’opéra

17 août à 20h30 – Théâtre De Cornouaille

 

 

Les chemins de l’amour : Un dialogue amoureux sur le mode lyrique

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Mathilde Etienne étudie la littérature à l’Université de Poitiers et l’art dramatique au Conservatoire Royal de Liège (Belgique) avant de commencer ses études de chant lyrique. Elle se forme auprès de personnalités telles que Rachel Yakar et Malcolm King pour le chant, Jacques Delcuvellerie pour le théâtre et Christian Schiaretti pour la mise en scène. Après ses différents diplômes elle se perfectionne en musique ancienne au conservatoire de Paris auprès de Kenneth Weiss, Howard Crook et Michel Laplénie.

En tant que soprano soliste elle a chanté avec Le Parlement de Musique (Te Deum de Charpentier), Les Musiciens du Louvre (Lamentations de Zelenka, l’Ecole des Amants d’après le Cosi fan tutte de Mozart) sous la direction de Mirella Giardelli, Le Concert Spirituel (Leçons de Ténèbres), A Sei Voci, La Fenice (Vêpres de Monteverdi), Orchestra of the 18th Century dirigé par Frans Bruggen (Les Indes Galantes), Elyma (Selva Morale de Monteverdi), Il Seminario Musicale… Elle s’est produite en soliste à l’Opéra d’Amsterdam, l’Opéra de Lille, les théâtres de Ferrare, Rotterdam, Groeningen, les festivals d’Ambronay, Pontoise, Utrecht, Lessay, La Chaise-Dieu, Sablé, Edinburgh, Avignon, Tokyo…

Elle a reçu plusieurs récompenses : Prix Leopold Bellan, “Prix du répertoire français” au Concours International de Vivonne et “Prix du Printemps baroque du Sablon” au Concours International de Chimay. En 2012 elle a été lauréate d’une bourse de l’Institut Français grâce à ses travaux sur Paul Claudel ; dans le cadre de la villa Médicis Hors-les-Murs elle a passé plusieurs mois à Tokyo pour étudier le théâtre traditionnel japonais. Elle a ensuite été invitée par l’Université des Arts et l’Université des Lettres à Tokyo pour donner des conférences sur le théâtre et la gestuelle baroques.

Mathilde Etienne s’est produite à La Comédie Française dans LeMalade Imaginaire de Molière à Paris et Montréal (mise en scène de Claude Stratz) et au Festival d’Avignon pour Maîtres sonneurs et Maîtres d’armes, mis en scène par Michel Duchemin. Son parcours d’actrice la conduit également à intégrer des spectacles pluri-disciplinaires : escrime artistique, danse, marionnettes, théâtre de rue, son et lumière. Elle apparaît également dans plusieurs films au cinéma et la télévision, notamment Tous les Soleils de Philippe Claudel et Le Moindre Souffle de Guillaume André. Passionnée par les recherches sur le théâtre baroque, elle se forme dans cette discipline auprès de Béatrice Cramoix, Sophie Boulin, Nicole Rouillé, Michel Verschaeve et Jean-Denis Monory. Sa formation recouvre également des stages devant la caméra à la Maison du Film Court ainsi qu’au cours Florent.

En 2009, elle fait ses débuts en tant que metteur en scène dans Carmen de Bizet au Théâtre de Sceaux et au Théâtre du Trianon, et en 2011 elle est invitée à mettre en scène Macbeth de Verdi au Théâtre du Trianon. Elle met également en scène d’Atys de Lully pour l’inauguration de l’Orangerie de Meudon.

Elle se produit également dans Le Malade Imaginaire (rôles de Flore et d’Angélique) au festival Hokutopia (Japon) sous la direction de Ryo Terakado dans une mise en scène de Satoshi Miyagi, dans Deux cantatrices à la cour (le Concert d’Astrée) à l’Opéra de Lille, les Leçons de Ténèbres avec l’ensemble Cronexos en tournée en Amérique Latine, Amour Amour, création sur des musiques de Michel Legrand (Théâtre d’Ivry) dans une mise en scène de Nicolas Hocquenghem, ainsi que Kori-Kori, création de la Cie Oposito (tournée internationale). Elle chante également le rôle-titre de laServa Padrona à Blois (mise en scène Micaëla Etcheverry) ainsi que Junon et Thalie dans Platée de Rameau à Tokyo sous la direction de Tomoko Nozawa, mise en scène Noshiko Nishikiori. En 2015-16 elle met en scène Te Recuerdo, spectacle de la compagnie Zdenko (Opéra de Lille, festival des Arts-Scènes à Nantes, TAC à Bois-Colombes, Forum de Meyrin).

Emiliano Gonzalez-Toro est un des ténors les plus sollicités de sa génération, en particulier dans le répertoire baroque.

Au cours de la saison 2016-2017 il fait ses débuts à l’Opéra national de Paris, dans le rôle de Lenia (Eliogabalo de Cavalli) ; il incarne également Torquemada (L’Heure espagnole de Ravel) avec l’Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine, Iro (Il Ritorno d’Ulisse in Patria de Monteverdi) au Théâtre des Champs-Elysées et à l’Opéra de Dijon, ainsi que le rôle-titre de Don Quichotte chez la Duchesse (Boismortier) au Mexique et en tournée française avec Le Concert Spirituel.

Il est par ailleurs invité comme soliste par de nombreux ensembles, tels Cappella Mediterranea pour les programmes Amore Siciliano et Carmina Latina, Pygmalion pour les Vêpres de Monteverdi en tournée européenne, Le Poème Harmonique pour le Selva Morale de Monteverdi à Cracovie, l’Arpeggiata pour l’Orfeo Chaman et le Gulbenkian Orchestra pour le Messie de Haendel à Lisbonne.

Parmi ses récentes apparitions sur scène, citons une tournée européenne d’Il Re Pastore (Mozart) sous le direction de William Christie aux côtés de Rolando Villazon et des Arts Florissants, le rôle-titre de Catone in Utica (Vivaldi) à Bâle et à Amsterdam avec La Cetra – Barockorchester Basel sous la direction d’Andrea Marcon, le rôle d’Eumene dans Xerse (Cavalli) sous la direction d’Emmanuelle Haïm, à Lille, Caen et Vienne (Autriche) ou encore le rôle d’Artémidore dans Armide (Gluck) avec les Talens lyriques sous la direction de Christophe Rousset, à la Philharmonie de Paris, au Theater an der Wien.

Bercé par la culture latino-américaine, Emiliano Gonzalez Toro intègre la maîtrise du Conservatoire populaire de Genève, avec laquelle il fait ses premiers pas sur la scène du Grand Théâtre. Après des études de hautbois à Genève et Lausanne, il se consacre pleinement au chant en étudiant d’abord avec Marga Liskutin à Genève, Anthony Rolfe-Johnson à Londres, puis avec Ruben Amoretti à Neuchâtel. Il s’est également perfectionné auprès de Christiane Stutzmann à Nancy.

Il débute sous la direction de Michel Corboz, à l’ensemble vocal de Lausanne dans des œuvres telles que le Requiemde Mozart, les Messes de Haydn, le Messie de Haendel, les Vêpres de Monteverdi, la Messe en Si et l’oratorio de Noël de Bach ainsi que les Passions. Cela lui a valu d’être invité dans plusieurs festivals comme La Chaise-Dieu, Noirlac, Beaune, Utrecht, Ambronay, Granada, les Folles Journées de Nantes et Lisbonne.

Sur les scènes d’opéra on a notamment pu l’entendre dans le rôle-titre de Platée à l’Opéra National du Rhin avec les Talens Lyriques, King Arthur à l’Opéra de Massy avec le Concert Spirituel, Linfea dans La Calisto au Bayerische Staatsoper de Münich,  Lalla Roukh à Washington et New York avec Opéra Lafayette, Arnalta dans L’Incoronazione di Poppea à Oslo, Lille et Dijon, les rôles-titres de Dardanus et Phaëton, Pomponnet dans La Fille de Mme Angot et Piquillo dans La Périchole à l’Opéra de Lausanne, Trémolini dans La Princesse de Trébizonde à l’Opéra de Saint Etienne, ainsi que dans Farnace au Théâtre des Champs-Elysées, à l’Opéra du Rhin, à Amsterdam, Oldenburg et Lausanne.

Il a également interprété les rôles d’Iro dans Elena à Angers-Nantes Opéra et à l’Opéra de Rennes, dans la production d’Aix-en-Provence dirigée par Leonardo Garcia Alarcon, le Comte de Comminges dans Le Pré-aux-Clercs à l’Opéra-Comique de Paris et à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, le Grand Prêtre dans Idomeneo à l’Opéra de Lille, sous la direction d’Emmanuelle Haïm, ou encore Gastone dans La Traviata, au Festspielhaus de Baden-Baden.

Sollicité par de nombreux orchestres et ensembles, il s’est notamment produit avec le Concert Spirituel, l’ensemble Pygmalion, l’Orchestre national d’Ile de France, l’Orchestre national des Pays de Loire, les Musiciens du Louvre-Grenoble, le Concert d’Astrée, Cappella Mediterranea, le Choeur de Chambre de Namur, l’Arpeggiata, l’ensemble Pulcinella, les Cris de Paris, l’ensemble Amarillis ou encore l’ensemble Baroque de Limoges.

On compte dans sa discographie Les Vêpres de Monteverdi avec l’Ensemble Orlando Fribourg, et également avec l’Arpeggiata et Christina Pluhar ; La Capricciosa Coretta, Il Tutore Burlato (Martin y Soler), Roland (Lully) et Il Califfo di Bagdad (M. Garcia) avec Les Talens Lyriques ; Les Grands Motets de Lully avec Le Concert Spirituel ; les Pièces pour orgue et voix de César Frank avec les Solistes de Lyon ; Farnace (rôle d’Aquilo) avec I Barrochisti (dir D. Fasolis) ; avec l’ensemble Pygmalion, les Messes brèves de Bach BWV 234-235 et BWV 233-236.

Plus récemment, une sélection d’arias de Bach avec l’ensemble Pulcinella, Hercule Mourant et Phaëton avec les Talens Lyriques, Memento Mori avec les Cris de Paris, la Messe en Si avec Pygmalion, Le Magnifique, Lalla Roukh avec Opera Lafayette, le DVD du Couronnement de Poppée capté à l’Opéra de Lille chez EMI et celui de la production d’Aix-en-Provence d’Elena.

En avril 2016 sort Te recuerdo, album hommage à la « Nouvelle chanson chilienne » des années 1970, enregistré notamment avec son père, Pancho Gonzalez et les fantastiques Rolando Villazon et Quito Gato.

Romain Hervé

A 37 ans, Romain Hervé est Héritier de l’école poétique du piano français, formé par les disciples d’Alfred Cortot (Pierre Froment) et de Samson François (Bruno Rigutto).

Il a étudié le piano, la musique de chambre, la lecture à vue, l’harmonie, l’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il a obtenu les Diplômes de Formation Supérieure en piano et musique de chambre mention Très bien avant d’entrer en cycle de perfectionnement.

Il a reçu les conseils de légendes du piano : Lazar Berman, Georges Cziffra, Dimitri Bashkirov, Leon Fleisher, Jan-Marisse Huizing, Lev Naumov.

Romain Hervé est lauréat du concours international de la société des Arts de Genève, du festival Polignac, premier prix du concours de Radio France et lauréat des fondations Cziffra et Natexis-Banque Populaire.

 En mars 2003, il est nommé Artiste découverte-RTL du magazine Classica qui lui offre une page d’interview et la diffusion d’un CD tiré à 50.000 exemplaires. (oeuvres de (Scarlatti, Beethoven, Chopin, Brahms, Liszt, Debussy)

Romain Hervé s’est produit en récital et en soliste avec orchestre en France, notamment à Paris (salle Pleyel retransmis sur France3 pour le bicentenaire Chopin en 2010, salle Gaveau avec l’orchestre romantique européen, salle Olivier Messiaen de Radio France avec l’orchestre de la garde républicaine, Cité de la Musique, théâtres du Palais Royal et du musée Grévin, salle Cortot…), Rennes (Opéra), Saint-Étienne (Grand Théâtre Massenet de l’Esplanade), Cannes (Midem), Dôle (Scène national du Jura), Périgueux (Palais des congrès)…  et dans le cadre de nombreux festivals : Chopin à Nohant, Pianos Folies du Touquet, les Serres d’Auteuil, les Rencontres musicales en Artois, Clef de soleil à Lille, Piano en Saintonge, le Festival Cziffra, le Printemps musical de Saint-Jean-de-Luz, Estiv’Alès, les festivals de musique de Dinard, de Perros-Guirec, Liszt en Provence, Piano Passion, Roquefort-les-Pins, Hem, Villers-sur-Authie (Ars Terra), Pamiers (Pro Musica), Saint-Jouan-de-l’Isle (Piano en Arvor)…

Il a participé à plusieurs émissions télévisées (France 3 et France 5) et radiophoniques notamment sur France Inter (le carrefour de Lodéon), France Musiques (concerto de Mendelssohn dans le cadre des concerts de 15h30 et invité de Lionel Esparza dans l’émission « Si loin, si proche » sur France Musiques), France Culture, Radio France Armorique, NDR Kultur et a été l’invité d’Alain Duault à l’émission dominicale Classic-Classique sur RTL. La Radio Suisse Romande lui a également consacré une émission d’une heure trente (concert et interview).

Remarqué par Alain Duault (coup de cœur de la semaine de l’émission Classic-Classique sur RTL), ce disque a également été sélectionné par Harmonia Mundi pour l’opération « Talents de Pianistes ». Dix artistes ont ainsi été mis en valeur (Pascal Amoyel, Alexandre Tharaud, Frank Braley, Paul Lewis, Cédric Tiberghien …) et un CD compilation a été édité.
Tous remarquent, à l’image du pianiste et compositeur Noël Lee, que « Romain Hervé possède une technique époustouflante et, chose plus rare et plus importante, une musicalité profonde qui dirige cette technique ».

 Artiste singulier et sans compromis, Romain Hervé aime relever les défis (intégrale des 27 études de Chopin en récital), chercher de nouvelles approches de concert (PianOpéraImages de l’enfance) et imaginer des spectacles musicaux-littéraires notamment « Mi-Ange Mi-Démon » et « Dialogue du Vent et de la Mer » qu’il joue en compagnie des comédiens Francis PerrinFrançois Beaulieu, Alain Carré et Robin Rénucci.

Son dernier CD « Génération romantique » (live à la Radio Suisse) pour Saphir productions vient de paraître et a reçu le « Maestro », plus haute récompense du magazine PIANISTE.

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